My Grandfather

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Patern Kervinio Eugenie and Patern Kervinio Patern Kervinio Patern Kervinio Patern Kervinio Patern Kervinio Patern Kervinio

Pendant des années, mes grandparents ont tenu un magasin sur la place d’un petit village en Bretagne. Ils vendaient des stylos qui ne faisaient pas de faute et des bonbons que, disait Papy, il avait importés personnellement de Chicago—Chicago avec un «ch» dur parce que c’était la prononciation américaine. Mon grand-père a élevé une génération d’enfants avec ses bouffonneries et encore aujourd’hui il n’est jamais loin du cœur des adultes qu’ils sont devenus.

C’est le visage de mon grand-père qui a été ma première inspiration en tant que portraitiste, et c’est quelque chose qu’il m’a dit qui m’a menée à devenir une artiste. Dans ses dernières années, alors qu’il devenait sénile, il a eu un moment inoubliable d’appétit et de clarté. Il a pris un abricot dans le garage où les fruits étaient gardés au frais et, la bouche pleine, il m’a dit que «les peintres, ils voient les choses.» Depuis, j’essaie toujours de voir les choses.