janvier 2010 à North View Gallery, Portland, USA
mars 2010 au Arts Center, Corvallis, USA
avril 2010 à Pence Gallery, Bend, USA
avril 2011 au Art Festival Museum, Edmonds, USA
Le titre de cette collection, Subjective, veut dire la même chose en français et en anglais. Ouf! Pour une fois, facile à traduire le titre d’une série!
Une collaboration entre l’artiste Becca Bernstein et moi-même, cette série est un portrait de nos deux familles. Nous nous sommes peintes ainsi que nos parents, nos époux, et d’autres membres de la famille. Subjective est composée de deux points de vue sur chacun des dix sujets: une vingtaine de tableaux de nos plus chers, immortalisés une fois par un étranger et une fois par leur proche. Cette série révèle que le portrait est plus qu’une simple imitation de la nature.
Les portraits aiment faire semblant. Un portrait vous convainc qu’il est un être humain en vous invitant à lui parler comme vous parleriez à son sujet. Il demande à être nommé pour la personne qu’il représente: le portrait d’une mère devient tout naturellement «maman.» Le portrait est un imitateur habile sans être pourtant la personne elle-même, et non pas seulement parce qu’il est pigments et agglutinant plutôt que chair et os.
Un portrait n’est pas la peinture d’une personne parce qu’il est en fait la peinture de deux personnes, ou, plus précisément, de l’espace entre ces deux personnes: le sujet et l’artiste. Quand un artiste peint une personne, il peint ce que cette personne présente à l’artiste et ce que l’artiste perçoit de la personne filtré à travers un kaléidoscope de situations visuelles, sociales, historiques, et psychologiques. De cette manière, le sujet d’un portrait n’est pas vraiment le sujet de ce portrait. Le sujet d’un portrait est la relation entre l’artiste et son modèle, que celle-ci soit momentanée ou pour toute la vie.
Pour en savoir plus sur la réalisation de cette série, visitez cette section de mon blog. La plupart des articles sont en anglais, mais vous verrez des images du processus.










