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portrait flag

Gwenn Seemel
Nowa flaga (Polonaise-américaine, Bonnie)
2008
acrylique sur toile en patchwork
122 x 86 centimètres

$2800 (Email me for details.)

Le drapeau des États-Unis est le symbole de l’histoire américain que ce portrait allégorique représente. Le drapeau est très utilisé comme décoration et comme preuve de patriotisme aux États-Unis.

Je ne peins pas souvent sur ​​la toile en patchwork comme je l’ai fait pour Nowa flaga, mais cela m’arrive de le faire, comme avec le portrait de mon père dans ce diptyque et dans cet autoportrait. J’ai aussi fait toute une série de portraits sur patchwork.

Pour en savoir plus sur la réalisation du portrait de Bonnie, visitez cet article sur mon blog. Il est en anglais, mais vous verrez des images du processus. Et ci-dessous trouvez la réponse du sujet à la question: qu’est-ce que cela signifie d’être un américain?

Aujourd’hui, le 5 Janvier 2008, j’ai beaucoup d’espoir pour l’Amérique. Le fait qu’Obama a remporté la primaire en Iowa dans un état très blanc me donne l’espoir que le racisme américain est en baisse. Mais il est une des rares lueurs d’espoir que j’ai vu depuis 2000, lorsque la démocratie a été écrasée par la Cour Suprême et de nombreuses circonscriptions de vote qui ont empêché les minorités de voter. Chaque jour, depuis ce fatidique élection en 2000, j’ai regardé l’Amérique tomber dans mes yeux et dans les yeux du monde—une guerre insensée; le démantélement des organismes qui protègent la terre, l’eau, l’air et les denrées alimentaires; un pays qui a un système d’assurance medical plutôt qu’un système de soins de santé; la dévaluation des sciences; et la destruction de la séparation de l’Église et l’État.

Je me considère comme un patriote, mais je n’ai jamais été quelqu’un qui met le drapeau devant tout, porte des broches en drapeau, accroche un drapeau sur ma maison ou brûle un drapeau dans un acte symbolique. J’utilise des symboles dans mon art, mais je ne les utilisent pas souvent dans ma vie. Je suis écœurée par ceux qui ont un patriotisme faux—les personnes qui mettent des drapeau sur leurs quatre-quatres qui consomment tant de pétrole ou des broches en drapeau portés par les gens qui ont commis des actes d’anti-patriotisme. Les symboles ne font pas un vrai Américain, ce sont vos actes et votre vie qui le font.

Mon père est venu ici de Suwalki, Pologne en 1929 quand il avait 20 ans. Il s’attendait au pays de lait et de miel, ou même les rues pavées d’or. Dans ce pays, il a pu construir une entreprise et la perdre. Il a été un homme déçu qui est mort à 55 ans d’une maladie rénale, certainement causée par les produits chimiques du nettoyage à sec qu’il utilisait au travail avant le jour de la protection de l’OSHA.

Ma mère est née à Moréal, mais ça aurait pu être en Russie (Bélarus) d’où venait ces parents. Elle est arrivée dans ce pays à 10 ans quand sa mère, veuve, a épousé un citoyen américain qui est né en Russie.

Je suis un enfant de «l’après-guerre» et des années 60. Mon frère et moi étions constamment rappelé combien nous étions chanceux de ne pas être né en Russie ou en Pologne. C’est possible que nous ne serons jamais nés puisque je suis née en 1945 et mon frère en 1939. Suwalki avait 11.000 Juifs en 1939 et seulement 1 en 2000 ont survécu.  Berezine, la ville du côté de ma mère, a été totalement éliminée dans la Seconde Guerre Mondiale. Les années 60 ont introduit la ferveur de vouloir faire un meilleur monde, de devenir un agent de changement, et de se lever pour être comptés. Ils ont également vu la guerre du Vietnam.

Certains événements dans l’Amérique du passé et du présent me font honte. Mais j’ai vu des changements positifs aussi. Nous ne sommes pas un peuple sans imagination. Quelle Amérique? Quels Américains? Peut-on généraliser à propos de 300.000.000 de personnes? Nos voix chantent en harmonie et dissonance.

Je suis tout à fait consciente que je suis devenue qui je suis parce que je suis née ici. Je suis le produit de l’éducation publique qui, dans le temps, comprenait l’art et la musique pour tous les enfants à l’école primaire. J’ai emprunté 10 livres à la fois de la bibliothèque publique d’Irvington, même si j’avais toujours du mal à les ramener à la maison. J’ai fait l’école normale avec une bourse, mais tout de même les frais de scolarité pour un semestre était égaux à ce que mes parents payaient pour un mois de loyer. Je suis en mesure de choisir ce que je fais pour vivre, de ne pas pratiquer une religion, et de vivre où je veux vivre et dans une maison que nous possédons. Oh, et je crée l’art avec du commentaire sur la politique et je n’ai jamais été arrêtée!

- Bonnie